Pourquoi parle-t-on de “plans climat” et d’intercommunalité ?
Derrière l’acronyme PCAET (Plan Climat Air Énergie Territorial), une révolution discrète. Depuis la loi Grenelle II (2010) puis la loi sur la transition énergétique (2015), communes de plus de 20 000 habitants et intercommunalités ont l’obligation d’élaborer une stratégie locale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, améliorer la qualité de l’air et adapter leur territoire au dérèglement climatique. Dans le Val d’Yerres Val de Seine, 10 communes et près de 190 000 habitants partagent une stratégie commune, élaborée avec des citoyens, des associations, le tissu économique et institutionnel (> source : Communauté d’agglomération Val d’Yerres Val de Seine, rapport PCAET 2022).
Pourquoi l’échelon “intercommunal” ? Parce que le climat ne connaît pas la frontière d’une rue ou d’un rond-point. C’est à l’échelle d’un bassin de vie, traversé par les flux de mobilité, d’énergie, de production et de consommation, que l’on pense des actions concrètes à fort impact.
Dans ce nouveau récit collectif, l’intercommunalité devient plus qu’une addition de villes : elle se mue en laboratoire urbain.