Observer la grande couronne autrement : laboratoire de la transition ou angle mort ?
Quand on pense transition écologique, le regard se porte spontanément vers les grandes villes : Paris, Lyon, Nantes. Pourtant, à quelques kilomètres des portes de la capitale, la grande couronne d’Île-de-France – cet ensemble de départements périphériques (Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Val-d’Oise) – vit sa propre révolution, plus discrète et parfois plus complexe.
En 2024, elle représente plus de la moitié de la surface de la région et près de 5 millions d’habitants (INSEE). Sur ce territoire hétéroclite, le matrimoine pavillonnaire côtoie sites industriels, zones agricoles, friches et pôles d’activités tertiaires. C’est là que se joue, loin du tumulte urbain, une grande partie de la réussite – ou de l’échec – de la métropole verte espérée.
Derrière la promesse du "Grand Paris durable", une question émerge : quelle place la transition écologique occupe-t-elle réellement dans les politiques locales de ces territoires ?