Zoom sur quelques réalisations et projets structurants
La forêt domaniale de Saint-Germain : matrice historique et catalyseur moderne
Classée Natura 2000, vaste de 3 500 hectares, la Forêt de Saint-Germain constitue un “pôle source” de biodiversité (source : ONF). Mais son insularisation a longtemps été accentuée par l’étalement urbain. Depuis 2018, des programmes de requalification des lisières (Carrières-sous-Bois, Mareil-Marly…), couplés à la restauration d’anciennes friches, cherchent à resserrer les liens entre la forêt et les quartiers périphériques :
- Recréer des micro-habitats en périphérie (prairies, mares, haies bocagères associées à des circulations douces)
- Implanter des coulées vertes (sentiers partagés, aires pour pollinisateurs) entre la forêt et les centres d’habitat
- Lutter contre l’imperméabilisation avec le renaturation de fossés (exemple au nord de Maisons-Laffitte en 2020)
La Seine, une colonne vertébrale à protéger et valoriser
La Seine, fil bleu fédérateur, c’est 24 km de berges accessibles ou en cours de réhabilitation côté SGBS. Plusieurs projets illustrent l’enjeu de transformer les rives en véritables corridors fonctionnels :
- Liaison verte Seine-Gare de Houilles-Carrières (2021-2024) : aménagement de sentiers piétons et cyclables, plantations d’espèces locales, ouverture de mares favorables aux amphibiens.
- Ponts et passages faune-flore : mise en place de passages à faune sous certains ponts ou routes en réaménagement, un enjeu encore embryonnaire mais évoqué dans le Plan Climat Air Energie Territorial de la CA SGBS.
Parcs urbains, friches et nouveaux quartiers : la “couture verte” entre nature et urbanité
Depuis 2019, la Communauté d’Agglomération porte un projet phare : la Boucle verte, destinée à connecter forêts, berges, quartiers par des liaisons paysagères continues sur 50 km. Ce projet pilote irrigue tout SGBS en partant de Saint-Germain-en-Laye jusqu’à Chatou, en réutilisant autant que possible des emprises ferroviaires ou industrielles délaissées.
Côté quartiers en mutation :
- Anciennes friches d’Aigremont et Carrières-sur-Seine : transformation de parcelles en prairies mellifères, installation de “haies corridors” pour insectes et petits mammifères (rapport parlementaire sur la biodiversité urbaine, 2022)
- Ecoquartier de la ZAC des Cerisaies à Montesson : intégration de noues, gestion alternative des eaux pluviales, trame végétale avec corridors pour la petite faune.