Un archipel de biodiversité dans la métropole : contexte et enjeux
Selon l’Observatoire Régional de la Biodiversité d’Île-de-France, le Grand Paris recouvre près de 30 000 hectares d’espaces verts, publics ou privés. Si les 2 % du territoire intra-muros limitent les grands massifs, la couronne urbaine abrite une incroyable diversité d’écosystèmes : forêts, prairies, mares, ruisseaux, friches, berges, jardins. À la clé, plus de 1 200 espèces de fleurs sauvages, 200 espèces d’oiseaux, 25 espèces de chauves-souris (source : Natureparif), mais aussi hérissons, batraciens, renards et une multitude d’insectes.
À l’heure où la biodiversité urbaine souffre de la fragmentation des milieux, des pollutions et du dérèglement climatique, ces espaces verts constituent de véritables corridors écologiques, essentiels pour le maintien et le déplacement de la faune et de la flore. La métropole s’est, depuis la loi Grenelle 2, engagée dans plusieurs plans de renaturation, et l’Atlas de la biodiversité du Grand Paris recense désormais des dizaines d’actions concrètes, du simple nichoir à la restauration de mares ou de prairies fleuries.