Entrée en scène : quand la bicyclette s’invite dans le théâtre parisien
Paris, 8h30. Sur les larges pistes de la rue de Rivoli, une foule hétéroclite slalome d’une rive à l’autre, casque vissé ou cheveux au vent. À la sortie d’une bouche de métro, pause café sur son pliant Brompton brillant ; plus loin, un livreur speed glisse entre les SUV stationnés. Derrière chaque coup de pédale, une trajectoire sociale, un choix, parfois une nécessité.
Intriguant : alors même que Paris s’affirme « ville cyclable », le vélo ne se résume plus à un simple mode de déplacement. Il dit quelque chose de ses usagers. Il pose la question de leur place, du rapport à la ville, des ressources disponibles. Pourquoi, ici et maintenant, le vélo devient-il ce marqueur social de l’espace public, au Grand Paris comme dans la capitale historique ?