Paris
Société
Par V.B.
Publié le 27/11/2017 à 16:31

Une plainte contre les pubs de la Bastille

L'association RAP (Résistance à l’Agression Publicitaire) a annoncé avoir déposé plainte contre X pour violation de sépulture, afin de protester contre les publicités autour de la colonne de juillet de la place de la bastille.

"La violation ou la profanation, par quelque moyen que ce soit, de tombeaux, de sépultures, d’urnes cinéraires ou de monuments édifiés à la mémoire des morts est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende." C'est en se basant sur l'article 225-17 du Code Pénale que l'association RAP espère faire tomber l'espace publicitaire qui entoure la colonne de Juillet. Lieu historique et symbolique, s'il en est, la colonne de Juillet érigée "à la gloire des citoyens français qui s'armèrent et combattirent pour la défense des libertés publiques dans les mémorables journées des 27, 28, 29 juillet 1830" , renferme en effet les caveaux des restes victimes de 1830 et ceux de 1848.  

Pour l'association RAP la "violation ou la profanation alléguée est matérialisée par la circonstance que l’affichage publicitaire a pour effet de faire entrer dans le domaine marchand les sépultures "des morts glorieux" qui ont marqué l’Histoire. Ces sépultures et ce qu’elles incarnent sont utilisées comme faire-valoir par les annonceurs publicitaires." Qui plus est, elle rappelle que la société JC Decaux utilise le caractère historique "pour attirer les [et] vend l’emplacement en vantant la valeur de "symbole d’union nationale et d’émotion collective". Il est fait état d’un "lieu chargé d’Histoire, symbole de la République (…)""