Paris
Société
Par Christophe Rigaud
Publié le 11/01/2019 à 17:49

Pour la grande couronne, « Paris ne peut pas faire cavalier seul »

Les Présidents des départements de l’Essonne, des Yvelines, de Seine-et-Marne, et du Val d’Oise, ont exprimé leur « stupeur » après la parution d’un entretien d’Anne Hidalgo sur les transports.

L’interview d’Anne Hidalgo au journal Libération passe mal chez les élus de grande couronne. Alors que la maire de Paris réclame le transfert à la Métropole du Grand Paris de compétences aujourd’hui assumées par Ile-de-France Mobilités en lien avec les Départements, les élus de l’Essonne, des Yvelines, de Seine-et-Marne estiment qu’Anne Hidalgo « paraît ignorer le fonctionnement de la mobilité régionale. »

Selon les élus, « Il suffit pourtant d’observer un plan de transport pour s’apercevoir que les lignes de RER, de Transilien et de bus vont bien au-delà du périmètre restreint de la MGP. Comment réfléchir intelligemment à l’organisation des transports franciliens si l’on exclut la Grande Couronne du périmètre de cette réflexion ? Cela n’a guère de sens ».

Concernant les propositions de la maire de Paris sur la tarification, « elles risquent surtout d’accentuer la « gentrification » de la capitale, au détriment des ménages les plus modestes. Alors que les familles des classes moyennes fuient Paris, devenue trop chère, pour s’installer en grande couronne, il aurait été plus pertinent de proposer une aide aux habitants des départements concernés, qui souffrent de temps de transport à rallonge et de conditions de déplacements catastrophiques ».

Pour l’Essonne, les Yvelines, la Seine-et-Marne, et le Val d’Oise, les mesures d’Anne Hidalgo « accentueraient les fractures sociales et territoriales que les départements s’emploient à réduire, en travaillant activement avec Ile-de-France Mobilités. Est-ce ce que l’on veut, à l’heure où tant de Français se disent relégués aux marges de la cité ? » Les présidents de ces quatre départements de grande couronne prônent « une organisation des transports franciliens au lieu de céder à la logique du « chacun pour soi » qui semble guider la politique parisienne ».