Bondy
Politique
Par David Poujol
Publié le 26/04/2018 à 17:01

Plan Borloo : 'Il faut une mobilisation nationale à destination des quartiers" selon Stéphane Troussel

Ce jeudi, Jean-Louis Borloo a remis au Premier Ministre un rapport sur la politique de la ville. Stéphane Troussel, président du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis a exprimé son espoir de voir les choses avancer après la publication de ce rapport.


Au coeur du plan Borloo, 19 programmes pour "faire revenir la République" dans les quartiers. Stéphane Troussel, président de la Seine-Saint-Denis, directement concerné par ce rapport a immédiatement réagi en  saluant le travail de Jean-Louis Borloo et reconnait combien ce rapport est important pour son département et espère que le gouvernement en tiendra compte. "C'est pour la Seine-Saint-Denis un enjeu déterminant : 600 000 personnes vivent en Quartier Politique de la Ville soit 40 % de la population du département", explique le président de Seine-Saint-Denis. "Depuis un an, les habitants des quartiers populaires ont le sentiment d'être les grands oubliés de la politique gouvernementale."

Selon Stéphane Troussel, "nous ne pouvons plus continuer à regarder la politique de la Ville agoniser sous nos yeux". Il souhaite une "mobilisation nationale à destination des quartiers politiques de la Ville". "Dans ce rapport, le choix de programmes par actions permet d'aborder tous les champs des politiques publiques. Les propositions qui sont faites sur la petite enfance, sur la scolarisation des moins de 3 ans, sur les collèges, sur la reconnaissance des travailleurs sociaux ; ce sont autant de sujets que je porte au quotidien en Seine-Saint-Denis et qui n'attendent que des engagements de l'exécutif."

Pour l'élu de Seine-Saint-Denis, 'Il faut une mobilisation nationale à destination des quartiers politiques de la Ville, ce rapport en prend la mesure, en proposant un vrai coup d'accélérateur tant sur la rénovation urbaine que sur les politiques publiques de droit commun et les transports."

Stéphane Troussel, regrette cependant certaines décisions prises par le président de la République comme la suppression des APL ou la baisse des subventions politiques de la ville par exemple. Il attend donc du gouvernement "des annonces à la hauteur des enjeux".