Paris
Politique
Par Zanetta Olivier
Publié le 11/04/2018 à 17:30

Les départements d'Ile-de-France vont créer leur fonds d'investissement

Ce fonds doit permettre aux départements les plus en difficulté de pouvoir porter des projets concrets grâce au soutien des autres départements. Les conseils départementaux attendent un feu vert de l’Etat pour se lancer, les expérimentations étant prévues par l’Etat dans la constitution. "On peut démarrer dès demain", ont lancé mercredi les sept présidents de départements réunis au Salon des Maires d'Ile de France.


Le montant de ce fonds serait arrêté chaque année par les départements qui seront tous contributeurs et bénéficiaires avec un souci de rééquilibrage des richesses en Île-de-France. Son alimentation serait annuelle, elle se ferait par l’affectation d’une fraction des dépenses d’investissements des 7 Départements qui s’élèvent, aujourd’hui, à 2 milliards d’euros par an.


"Ce fonds serait dédié au financement de projets concrets, gages de solidarité de d’attractivité économique, explique Christian Favier, Président du Val de Marne. Il offrirait un « effet levier » à des projets qui, par leur ampleur, dépassent les moyens d’un seul département. Il permettrait le cofinancement de programmes d’investissements départementaux dans des domaines correcteurs d’inégalités territoriales comme le renouvellement urbain, le désenclavement rural comme urbain ou encore les équipements de proximité. Il permettrait aussi le financement de programmes d’investissements d’équipements mutualisés, à l’image du réseau interdépartemental de prise en charge de l’autisme, belle réalisation de mes collèges des Yvelines et des Hauts-de-Seine. En unissant nos forces, nous faisons une nouvelle fois la démonstration que les Départements sont capables de se parler, d’innover, de construire des projets partagés, sans attendre l’intervention de l’Etat." 


"Pour permettre cette avancée majeure et inédite, le législateur doit ouvrir la possibilité aux Départements de mettre en place cet outil. Nous demandons que les discussions s’ouvrent sur ces modifications car nous sommes prêts", affirme Christian Favier, Président du Val de Marne.