Paris
Environnement
Par Quentin Mauclaire
Publié le 29/03/2018 à 16:15

Légère amélioration de l’air en Île-de-France

AirParif a annoncé une légère amélioration de la qualité de l’air en 2017. Une bonne nouvelle qui ne veut pourtant pas dire que l’air est propre en Ile-de-France.

C’est la bonne nouvelle du jour, les Franciliens respirent mieux. AirParif a dévoilé, ce jeudi 29 mars, les chiffres de la qualité de l’air en Île-de-France sur l’année 2017. Si l’association constate que l’air s'est légèrement purifié, les quotas de deux polluants explosent toujours les compteurs. Il s’agit du dioxyde d’azote et des particules PM10. Plus d’1,3 millions de Franciliens s’exposent au dioxyde d’azote tandis que les particules de PM10 touchent plus de 100 000 habitants de la région parisienne. Ces deux polluants proviennent essentiellement des axes routiers. D’après le dernier bilan d’AirParif, la concentration de dioxyde d’azote en Île-de-France se trouve principalement dans Paris intra-muros. Ce chiffre progresse positivement d’année en année puisqu’entre 2010 et 2017, la concentration moyenne de dioxyde d’azote avait baissé de 21%. La Commission européenne poursuit la France pour non-respect des directives sur la qualité de l’air à cause de ces deux polluants.

 

Trois autres polluants rentrent dans les normes, mais pas dans les objectifs

 

L’ozone, les particules fines PM2,5 et le benzène attirent également toute l’attention de l’association contrôlant la qualité de l’air. Si les valeurs limites ne sont pas dépassées, les objectifs de qualité reste inaccomplis. Dix millions de Franciliens sont potentiellement concernés par le surplus de particules fines dont l’objectif est d’atteindre les 10 µg/m³. Les dépassements de la qualité de l’ozone pour la protection de la santé sont encore nombreux et les pics de formation se forment en zones rurales ou périurbaines. Enfin, le benzène produit par une combustion incomplète, tend vers l’objectif de 2µg/m³ mais il existe quelques excès, proches des voies de circulations.