Paris
Tourisme
Par Zanetta Olivier
Publié le 28/08/2019 à 14:15

Le tourisme toujours au top en Ile de France

Avec près de 17,3 millions d’arrivées hôtelières, le 1er semestre 2019 marque la 2ème meilleure performance de ces 10 dernières années, après 2018. Si une légère baisse des arrivées hôtelières est enregistrée par les clientèles internationales (-0,5%) elle se trouve compensée par la hausse de celles de la clientèle française (+0,3%). Interview d'Eric Jeunemaitre, Président du Comité Régional du Tourisme Paris Ile-de-France.


La fréquentation touristique de la destination Paris Région est quasi stable pour cette période (-0,1%) par rapport au 1er semestre 2018. "les mouvements sociaux des gilets jaunes ainsi que les effets du Brexit ont indéniablement affecté le secteur du tourisme au 1er trimestre, explique le comité régional du tourisme Paris Ile de France. La tendance s’est inversée depuis avril, et spécifiquement en juin grâce aux événements professionnels et sportifs organisés en Île-de-France, aux premiers rangs desquels la Coupe du Monde Féminine de football. Cette embellie notable présage de bons résultats pour les mois suivants."


Au niveau des territoires, l’activité enregistre une légère hausse de 1,5% en termes d’arrivées hôtelières à Paris, de 0,6% en Petite Couronne mais une baisse de 3,0% en Grande Couronne. En termes de consommation touristique, le montant global sur cette période est de 9,8 milliards à l’échelle de la destination soit un manque à gagner estimé à environ 92 millions d’euros par rapport au 1er semestre 2018.


Selon les nationalités les variations sont très hétérogènes au cours du 1er semestre 2019. Ainsi les Japonais (+11,7% en termes de nuitées hôtelières), les Espagnols (+6,9%) et les Américains (+6,0%) sont en forte hausse alors que les Britanniques (-12,7%), les Néerlandais (-4,5%) et les Chinois (-4,4%) enregistrent des baisses sensibles. En volumes, le repli de la clientèle internationale est essentiellement engendré par les Britanniques (-304 000 nuitées par rapport au 1er semestre 2018) et les Chinois (-42 000 nuitées). Malgré les effets du Brexit, le Royaume-Uni demeure le 2ème pays émetteur de touristes internationaux pour la destination Paris Région derrière les Etats-Unis. Viennent ensuite les Espagnols, les Allemands et les Italiens. Les difficultés économiques connues par la clientèle chinoise expliquent la baisse de 4,4%. Toutefois, entre 2011 et 2019, cette clientèle reste celle qui a connu la plus forte progression (+ 110,5%).


La fréquentation des musées et monuments est globalement orientée à la hausse à l’image du musée du Louvre (+0,2%), du musée d’Orsay (+18,8%) ou de la Cité des Sciences et de l’Industrie (+7,3%) dans Paris Intra-Muros, et du domaine de Versailles (+6,4%), du musée national du Château de Fontainebleau (+1,3%) ou de la Basilique de Saint-Denis (+6,9%) dans le reste de l’Île-de-France. Concernant les déplacements professionnels, ils ont généré 17,0 millions de nuitées hôtelières soit 49,9% de la fréquentation totale. Au cours du mois de juin, d’avril et de février, les volumes des touristes d’affaires ont été supérieurs à ceux des mêmes mois de 2018. Néanmoins, le tourisme d’affaires est en légère baisse de 1,1% par rapport au 1er semestre 2018.


Les chiffres d’affaires sont en progression au 1er semestre 2019 comparativement à l’année précédente, avec des variations, en Île-de-France hors Paris, comprises entre +0,5% pour les hôtels économiques et +3,6% pour les hôtels haut de gamme.


Pour la rentrée, les perspectives restent encourageantes avec 71% des professionnels interrogés qui estiment « bon » voire « très bon » l’état des réservations de septembre. A moyen terme, 62% des acteurs du tourisme prévoient une amélioration de l’activité touristique. Les prévisions des réservations aériennes pour la période d’août à octobre 2019 sont quasi stables (-0,9%). Les évolutions par marché sont hétérogènes avec de fortes progressions pour le Brésil (+17,3%), le Mexique (+15,0%) et la Corée du Sud et des baisses importantes pour l’Espagne (-16,1%), la Russie (-7,8%) et l’Italie (-5,1%).