Entre ville-vitrine et ville habitée : le choix urbain du Grand Paris de demain
L’avenir des écoles du centre de Paris pose plus largement la question de ce que l’on souhaite pour la ville. Zone patrimoniale et touristique, centralité fonctionnelle pour cadres et visiteurs, ou quartier vivant porté par la diversité de ses habitants ?
- Quelques initiatives émergent toutefois : création de logements “familiaux” dans les nouvelles opérations mixtes (exemple : “La Félicité Paris Sully-Morland”), subventions pour les loyers des jeunes ménages, limitation du nombre de meublés touristiques.
- Les élus parisiens, sous pression d’associations et de collectifs d’habitants, demandent une remise à plat de la régulation sur l‘hébergement de courte durée (Le Monde, août 2022).
Reste la question du temps long : la métropole du Grand Paris redessine la géographie scolaire. Alors que le centre historique se vide, la frange périphérique (côté Saint-Ouen, Montrouge, Pantin ou Ivry) bâtit de nouveaux quartiers, où écoles et familles refleurissent. À l’heure où la crise du logement et la transition énergétique obligent à repenser la fabrique de la ville, le destin des écoles du centre de Paris interroge, bouscule, oblige à imaginer autrement la « ville pour tous ».
Et peut-être, après le temps du déclin, verrons-nous un jour les rires des enfants revenir faire écho aux pavés du centre de Paris. Ou la ville aura choisi de poursuivre sa métamorphose en capitale-monde, ouverte, inspirante, mais où le quotidien des familles aura migré un peu plus loin… Juste au-delà de la frontière du périphérique.