Regards croisés : paroles de terrain et usagers
À Saint-Denis, Najat, infirmière coordinatrice, insiste sur l’importance du « prendre soin global » :
« On voit arriver des profils aujourd’hui plus complexes, avec de multiples vulnérabilités. Être en équipe, pouvoir orienter en interne, et ne pas se limiter à l’acte médical, c’est l’atout des centres municipaux. »
Julie, mère de trois enfants à Aubervilliers, fréquente le centre municipal du quartier Lénine :
« Je sais que je ne paierai pas plus, que je ne serai pas jugée. Et si j’ai besoin d’une assistante sociale ou d’un psy, tout le monde est là. »
Des témoignages rarement relayés, mais qui traduisent l’enjeu central : créer de la confiance, au-delà d’un accès physique au soin.